Chenilles processionnaires du chêne à Paris – guide 2026

Chaque printemps, les chenilles processionnaires du chêne à Paris font leur retour dans les parcs, les bois et certains jardins privés. Discrètes en apparence, elles portent des poils urticants capables de provoquer des réactions cutanées, oculaires ou respiratoires chez l’humain, et des atteintes sérieuses chez les animaux domestiques.

Savoir les reconnaître, connaître leur période d’activité et adopter les bons gestes permet de limiter fortement les risques. Ce guide 2026 fait le point sur l’espèce, ses dangers et les méthodes de traitement recommandées par les autorités sanitaires.

Temps de lecture : 8 min

  1. Les chenilles processionnaires du chêne à Paris sont-elles présentes ?
  2. Comment reconnaître la processionnaire du chêne ?
  3. Processionnaire du chêne ou du pin, quelles différences ?
  4. Processionnaire du chêne, période avril juillet : quand faut-il être vigilant ?
  5. Chenille processionnaire du chêne, danger pour la santé
  6. Que faire en cas de contact avec une chenille processionnaire ?
  7. Processionnaire du chêne et chien : une urgence vétérinaire
  8. Un nid vide est-il encore dangereux ?
  9. Chenilles processionnaires dans un parc à Paris : qui contacter ?
  10. Processionnaire du chêne en jardin privé : que faire ?
  11. Traitement de la processionnaire du chêne : les méthodes recommandées
  12. Comment se déroule une intervention professionnelle ?
  13. Les bons réflexes face à la processionnaire du chêne
  14. FAQ

Les chenilles processionnaires du chêne à Paris sont-elles présentes ?

Présence des chenilles processionnaires du chêne à Paris et en Île-de-France

Oui. La processionnaire du chêne, de son nom scientifique Thaumetopoea processionea, est la chenille d’un papillon de nuit. Selon l’Anses, elle est présente dans le nord-est, le nord-ouest et la région parisienne. En Île-de-France, elle se développe exclusivement sur les chênes, que l’on retrouve dans les parcs, les bois, les cimetières, les alignements urbains et de nombreux jardins de petite couronne.

La Ville de Paris communique chaque année sur sa présence dans les jardins et les bois municipaux, et certaines mairies d’arrondissement, comme la Mairie du 17e arrondissement de Paris, relaient régulièrement des messages de vigilance auprès des habitants. La processionnaire du chêne en Île-de-France n’est donc pas un phénomène exceptionnel, mais une présence saisonnière à anticiper.

Comment reconnaître la processionnaire du chêne ?

Aspect et comportement de la chenille processionnaire du chêne

La chenille est poilue, de teinte grisâtre à brunâtre, avec un dos plus sombre. Son comportement est son signe le plus caractéristique : les chenilles se déplacent en procession en file indienne, ou en groupe compact, le long du tronc et des branches. Elles sortent principalement la nuit pour se nourrir des feuilles de chêne, puis regagnent leur abri.

Le nid de processionnaire du chêne prend la forme d’une toile de soie grisâtre, plaquée sur le tronc ou à la base des branches charpentières. Il ressemble souvent à un amas feutré mêlé de mues, de déjections et de poils. Contrairement à une idée répandue, il ne pend pas à l’extrémité des rameaux. Même si une procession semble facile à identifier, aucune observation ne doit donner lieu à une manipulation.

Processionnaire du chêne ou du pin, quelles différences ?

Différences entre processionnaires du chêne et du pin

Les deux espèces sont souvent confondues alors que leur arbre hôte, leur nid et leur calendrier diffèrent. Le tableau ci-dessous résume les principaux critères pour les distinguer.

chenilles processionnaires chêne Paris
CritèreProcessionnaire du chêneProcessionnaire du pin
Arbre hôteChênesPins, parfois cèdres
Aspect du nidToile grisâtre plaquée sur le tronc ou les branches charpentièresCocon blanc soyeux, en forme de poche, en haut ou au bout des branches
Période à risque en Île-de-FrancePrintemps et été, avec une vigilance particulière d’avril à juilletFin d’hiver et début de printemps, lors de la descente au sol
ProcessionDéplacements sur le tronc, aller et retour vers le nidDescente en file vers le sol pour s’enfouir
Lieu de transformationDans le nid, sur l’arbreDans le sol
Comparaison entre la processionnaire du chêne et la processionnaire du pin

Cette distinction a des conséquences pratiques. Avec la processionnaire du chêne, le nid reste accroché à l’arbre après le départ des papillons et conserve une grande quantité de poils urticants. Le danger ne disparaît donc pas avec la fin de la saison.

Processionnaire du chêne, période avril juillet : quand faut-il être vigilant ?

Période de risque pour les chenilles processionnaires du chêne

L’ARS Île-de-France recommande d’éviter les promenades sous les chênes d’avril à juillet, période durant laquelle le risque est particulièrement élevé. Les chenilles traversent alors plusieurs stades larvaires, et leurs soies urticantes deviennent de plus en plus nombreuses à mesure qu’elles grandissent. La période exacte varie selon la météo de l’année : un printemps doux peut avancer l’activité, un printemps frais la retarder.

En dehors de cette fenêtre, la vigilance reste de mise. Les poils restent présents dans les nids abandonnés, sur l’écorce et au sol, et le vent peut les disperser à distance de l’arbre, y compris en automne ou en hiver lorsque les nids se dégradent.

Chenille processionnaire du chêne, danger pour la santé

Risques pour la santé liés aux chenilles processionnaires du chêne

Le risque ne vient pas d’une piqûre mais de poils microscopiques en forme de harpon, qui se détachent facilement et contiennent une protéine irritante, la thaumétopoéine. Ces poils se fixent sur la peau, les muqueuses ou les vêtements, et peuvent être transportés par le vent. Il n’est donc pas nécessaire de toucher une chenille pour être exposé.

Les processionnaires du chêne provoquent des symptômes qui varient selon la zone de contact et la sensibilité de chacun. On observe notamment :

  • une urticaire et des démangeaisons intenses, parfois accompagnées de rougeurs étendues sur la peau exposée ;
  • une irritation oculaire, avec larmoiement, rougeur ou douleur, qui demande une attention particulière ;
  • des troubles respiratoires en cas d’inhalation, comme une toux ou une gêne, surtout chez les personnes sensibles ;
  • une réaction allergique plus généralisée, pouvant aller jusqu’à une détresse respiratoire.

Les enfants sont particulièrement exposés, car ils touchent volontiers ce qu’ils découvrent au sol. Ils doivent être éloignés des chenilles, des nids et des arbres infestés.

Important

Une réaction allergique importante ou une détresse respiratoire constitue une urgence médicale. Appelez immédiatement le SAMU au 15 ou le numéro d’urgence européen 112.

Que faire en cas de contact avec une chenille processionnaire ?

Les recommandations de l’Anses et de l’ARS Île-de-France convergent. Après une exposition suspectée, prenez une douche et rincez abondamment la peau à l’eau, sans frotter. Le frottement casse les poils et libère davantage de substance irritante. Changez de vêtements et lavez ceux que vous portiez séparément. Évitez de vous frotter les yeux après une promenade près d’arbres infestés.

Pour enlever les poils urticants d’une chenille processionnaire restés sur la peau, il est possible d’appliquer délicatement un ruban adhésif puis de le retirer, sans geste brusque. En cas de symptômes modérés, consultez un médecin ou contactez un Centre antipoison. Une photographie de la chenille ou du nid aide les professionnels de santé à identifier l’origine de l’exposition. Pensez aussi à laver les fruits et légumes du potager situés près d’un arbre contaminé, et à ne pas faire sécher votre linge à proximité.

Processionnaire du chêne et chien : une urgence vétérinaire

Le chien explore son environnement avec la truffe et la gueule, ce qui l’expose fortement. Un animal qui renifle, lèche ou mord une chenille peut présenter une salivation excessive et un gonflement de la langue, parfois accompagnés de vomissements ou d’une gêne respiratoire. Les lésions de la langue peuvent être graves si la prise en charge tarde. Les chats sont également concernés.

chenilles processionnaires chêne Paris

Si votre chien a léché une chenille processionnaire, ne le manipulez pas à mains nues. Avec des gants, vous pouvez rincer doucement sa gueule à l’eau claire sans frotter, puis contactez sans attendre un vétérinaire. Tout symptôme chez l’animal doit être traité comme une urgence. En prévention, tenez votre chien en laisse sous les chênes pendant la saison à risque.

Un nid vide est-il encore dangereux ?

Oui. Un nid abandonné reste chargé de poils urticants, de mues et de débris, et ces soies gardent leur pouvoir irritant longtemps après le départ des chenilles. Le simple fait de le décrocher, de le secouer ou de passer en dessous par temps venteux suffit à en libérer une partie. Un nid vide doit donc être traité avec les mêmes précautions qu’un nid actif.

Chenilles processionnaires dans un parc à Paris : qui contacter ?

Pour un arbre situé sur l’espace public, parc, rue, bois ou cimetière, le premier réflexe est de signaler le nid de chenilles processionnaires à Paris auprès des services de la Ville ou de votre mairie d’arrondissement. La Ville de Paris indique que ses agents peuvent retirer les cocons et poser des pièges à chenilles sur les troncs, en prévention ou lorsque le retrait direct n’est pas possible.

Dans les parcs et jardins, respectez strictement le balisage et les zones interdites temporairement. Ces périmètres sont définis pour protéger les usagers pendant la période d’activité ou en attendant une intervention.

Processionnaire du chêne en jardin privé : que faire ?

Sur une propriété privée, la sécurisation relève du propriétaire ou du gestionnaire, qu’il s’agisse d’un particulier, d’un bailleur ou d’un syndic de copropriété. En attendant l’intervention, éloignez les enfants et les animaux, n’installez pas de mobilier ou de jeux sous l’arbre concerné et prévenez les voisins si l’arbre est proche d’une limite de propriété.

Peut-on détruire soi-même un nid ? FREDON recommande de faire appel à un professionnel formé. Brûler, découper, secouer ou arroser un nid met les poils en suspension et expose directement la personne qui intervient ainsi que son entourage.

Traitement de la processionnaire du chêne : les méthodes recommandées

En zone urbanisée, l’Anses ne privilégie pas les insecticides et recommande une lutte intégrée combinant plusieurs méthodes. Le choix dépend de la période, du stade des chenilles et de l’accessibilité de l’arbre.

chenilles processionnaires chêne Paris

La destruction du nid de processionnaire du chêne se fait par échenillage, c’est-à-dire le retrait mécanique des nids, qui sont ensuite placés dans un sac hermétique pour une élimination adaptée. FREDON mentionne également l’aspiration des nids avec un appareil doté d’une filtration adaptée, qui limite la dispersion des soies. Ces opérations exigent des équipements de protection individuelle complets.

Le piège à chenilles sur tronc consiste en une collerette posée autour de l’arbre, qui intercepte les chenilles lors de leurs déplacements et les dirige vers un réceptacle. Il réduit les contacts au sol mais ne remplace pas le retrait des nids. Des pièges à phéromones peuvent compléter le dispositif en capturant les papillons mâles, ce qui sert surtout au suivi des populations.

Le traitement biologique au Bacillus thuringiensis cible les jeunes chenilles. Son efficacité dépend fortement du stade de développement et du bon calendrier d’application, d’où l’importance d’une détection précoce.

Bon à savoir

L’Anses conseille aussi d’installer des nichoirs pour les oiseaux insectivores, comme les mésanges, qui participent à la régulation naturelle des chenilles.

Comment se déroule une intervention professionnelle ?

Un professionnel commence par identifier l’espèce et localiser les nids, puis sécurise la zone avant toute opération. Il retire ou aspire les nids avec un matériel adapté, conditionne les déchets contaminés et peut proposer une solution préventive pour la saison suivante, comme la pose de pièges ou un calendrier de surveillance. Avant de signer, vérifiez la méthode proposée, l’assurance professionnelle, la gestion des déchets et les modalités de suivi.

Chez sos nusible paris, nous intervenons à Paris et en Île-de-France pour les particuliers, les bailleurs et les gestionnaires de copropriété. Nous détaillons chaque étape et le traitement des déchets dans un devis écrit, transmis avant l’intervention.

Les bons réflexes face à la processionnaire du chêne

La processionnaire du chêne fait partie du paysage francilien au printemps et en été. Le principal risque vient de ses poils urticants, qui restent actifs dans les nids abandonnés et peuvent être dispersés par le vent. Les bons réflexes sont simples : ne pas toucher, se rincer sans frotter après un contact, appeler le 15 ou le 112 en cas de réaction grave, consulter un vétérinaire sans attendre pour un animal, et confier le retrait des nids à des intervenants formés. Sur l’espace public, signalez le nid à la Ville, et dans un jardin privé, faites appel à un professionnel.

FAQ

Les chenilles processionnaires du chêne attaquent-elles d’autres arbres ?

Non. La processionnaire du chêne se nourrit des feuilles de chêne. Si vous observez des nids blancs en poche sur un pin ou un cèdre, il s’agit plus probablement de la processionnaire du pin, qui suit un calendrier différent.

Un chêne infesté va-t-il mourir ?

Les chenilles peuvent défolier fortement un chêne, ce qui l’affaiblit, surtout si l’infestation se répète plusieurs années. L’enjeu principal en ville reste toutefois sanitaire, en raison des poils urticants.

Peut-on tondre ou tailler sous un chêne porteur de nids ?

C’est déconseillé pendant la période à risque. La tonte et la taille peuvent remettre en suspension les poils tombés au sol ou accrochés à l’écorce. Mieux vaut attendre le retrait des nids par un professionnel.

Les poils peuvent-ils entrer dans un logement ?

Le vent peut transporter des poils jusqu’aux balcons, aux fenêtres ouvertes ou au linge étendu dehors. Si un chêne infesté est proche de chez vous, évitez de faire sécher le linge à l’extérieur et fermez les fenêtres orientées vers l’arbre par temps venteux.

Faut-il signaler un nid situé dans une copropriété ?

Oui, au syndic ou au gestionnaire de l’immeuble, qui doit organiser la sécurisation des espaces communs et l’intervention d’une entreprise spécialisée.

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